SUIVI DE GROSSESSE ET POST-PARTUM: QUAND CONSULTER?

Du début à la fin!

L’ostéopathie vous accompagne tout le long de votre grossesse et contribue à son bon déroulement.

Tout d’abord, sur l’aspect tissulaire et ostéo-articulaire:

  • Lombalgie, sciatalgie, coxalgie, pubalgie…

  • Névralgies

  • Douleur de côte

  • Syndrome du canal carpien (plutôt au 2ème semestre)

Mais aussi sur les sphères viscérale, uro-génitale, crânienne, 

ainsi que pour les troubles fonctionnels:

  • Troubles digestifs (reflux, constipation, ballonnements…)

  • Troubles urinaires (gène à la miction…)

  • Gène à la respiration

  • Problèmes de circulation (jambes lourdes)

  • Céphalées 

  • Fatigue

  • Préparation à l’accouchement ou VME…


Et même après!

Les consultations post-partum sont nécessaires, à la fois pour le nouveau-né, mais aussi pour les mamans…

Pour l’enfant, nous agirons sur:

  • Les torticolis obstétricaux

  • Les plagiocéphalies

  • Les coliques

  • Les troubles digestifs: régurgitation, constipation, diarrhée

  • Les pleurs incessants, le sommeil du nourrisson, l’anxiété…

  • Le syndrome du canal lacrymal 

  • Les déséquilibres du bassin / des hanches…

Avec la mère, nous travaillerons

(en fonction du déroulement de l’accouchement):

  • Sur la ré-harmonisation des équilibres liquidiens de l’abdomen,

  • Traitement des douleurs résiduelles et des cicatrices (péridurale, césarienne, épisiotomie…)

  • Anxiété, baby-blues… 


Ces séances ne remplacent d’aucune façon le travail et le suivi d’une sage femme.

Elles sont un plus, apporté à la rééducation.

VERTIGES DE POSITION: QUE FAIRE?

Déroulement de la séance :

 Dans un premier temps, nous vous poserons des questions sur les symptômes ressentis lors des vertiges. 

 Cela nous permettra d’établir un diagnostique différentiel et étiologique.

Ainsi, il conditionnera la prise en charge ostéopathique.

 En Niromathé, nous nous adressons à la peau. Il n’y a donc aucune contre indication à la prise en charge


Cependant nous effectuerons des tests médico-cliniques et nous nous gardons le droit de vous réorienter vers un médecin compétent au besoin.


 Le traitement: 

 Les vertiges de position sont en rapport avec un blocage des premières vertèbres cervicales. 

 La levée du spasme à ce niveau libère la première et la deuxième vertèbre cervicale.

Ce qui provoquera la disparition des sensations de vertiges dans les 48 à 72h à la suite de la séance. 

Dans ce type de vertiges, Niromathé est efficace dès la première séance. 

☝ Cependant, il existe des récidives. 

« La crevaison est réparée cette fois-ci, mais une nouvelle crevaison est toujours possible ».

Pour cela, il existe des consignes à respecter une fois sorti du cabinet. 

Celles-ci permettent d’optimiser votre guérison.


Durant les 3 jours qui suivront, vous devrez:

✔️ Rester au repos (sport, travaux physiques…)

✔️ Eviter de masser ou de frictionner la zone traitée

CANAL LACRYMAL BOUCHÉ: KÉSAKO?

Un bébé dont le canal lacrymal est bouché a l'oeil qui pleure en permanence et les cils toujours mouillés. 

Au réveil, il a souvent des sécrétions blanches et collantes accumulées sur ses paupières. 

Il arrive que le phénomène concerne les deux yeux. 

Le phénomène peut se manifester dès la naissance ou survenir au bout de quelques semaines. 

Les larmes, incolores, s'écoulent depuis l'angle interne de son oeil, près de son nez. 


C’est totalement bénin et indolore! 

Mais ☝

C’est à différencier d’une conjonctivite purulente:

  • Elle représente souvent une complication du canal lacrymal bouché. 

  • Il faudra vous adresser directement au pédiatre, qui proposera à son tour, un traitement adapté. 

  • Dans ce cas, on aura un oeil gonflé, rouge et les paupières seront collées entre elles par un liquide jaunâtre. ​

La cause:

Les larmes produites par les yeux sont évacuées vers les fosses nasales via les canaux lacrymaux. 

Mais il arrive que ces petits tubes soient bouchés dès la naissance, ou se bouchent au fil des semaines. 

Les larmes s'accumulent alors dans les yeux qui larmoient en permanence. 


Traitement:

En ostéopathie, nous intervenons sur la sphère crânienne du nourrisson. 

Celle-ci est encore mobile, car ses sutures ne sont pas complètement soudées (c’est pour cela qu’on retrouve régulièrement des déformations du crâne chez le nourrisson).

Des spasmes peuvent être à l’origine de blocages, de tensions, affectant la bonne évacuation des larmes.

La méthode Niromathé permet de débloquer en douceur, le canal lacrymal rapidement, sans intervention chirurgicale, ni traitement médicamenteux! 


Conseils aux parents:

✔ Nettoyez régulièrement l’oeil de votre enfant à l’aide d’une compresse stérile imprégnée de sérum physiologique. 

✔ Vous pouvez essuyer l’oeil de votre bébé de l’intérieur vers l’extérieur, en le rassurant. 

Expliquez-lui le geste auquel vous procédez.

✔ Si vous avez peur d’oublier, faites ce nettoyage durant le change! L’enfant sera moins stressé et vous, vous serez plus disposé à le faire. 

EPINE CALCANÉENNE: VOTRE OSTÉOPATHE PEUT Y REMÉDIER

  • Elle se traduit par une douleur à la marche et/ou à l’appui du pied

  • Au niveau de l’imagerie médicale, elle se présente sous la forme d’une « épine » se détachant du talon.

  • La cause de cette épine est une tension trop importante, exercée au niveau du fascia plantaire.

Ce dernier étant une membrane entre la peau et les muscles et qui recouvre le dessous du pied, du talon jusqu’à l’avant pied.


Cette membrane est souvent responsable de la « forme » du pied.

En effet, nous pouvons avoir un affaissement de la voûte plantaire ou dans le cas contraire, une voûte plantaire très prononcée.


Ces différentes « structures » plantaires vont influencer le déroulé du pas et peuvent engendrer des compensations en « chaîne montante », c’est à dire du pied vers le genou, puis le bassin, ensuite les lombaires et ainsi de suite jusqu’au sommet du crâne.


Niromathé va être un acteur efficace dans la prise en charge des épines calcanéennes.


Le thérapeute procédera à différents tests, afin d’évaluer l’inconfort occasionné et appliquera la méthode directement sur le pied dans le but de libérer cette tension du fascia plantaire.


L’ostéopathie étant une approche holistique, on prendra bien évidemment en compte les potentielles compensations qui se seraient installées et qui viendraient contraindre l’équilibre naturel de votre corps.


Un très bon exercice d’auto-rééducation peut, à la suite de la consultation, vous permettre d’optimiser la guérison:

  • Auto-massage à la balle de tennis 


De plus, il sera intéressant de retracer l’histoire de votre douleur:

  • Avez-vous récemment changé de chaussure? 


Pensez à observer l’usure de la semelle, des déséquilibres sont souvent visibles et vous permettront d’y remédier avec l’aide d’un ostéopathe et/ou d’un podologue.


Le déroulé du pas doit se faire naturellement:

Talon ➡️ Extérieur du pied ➡️ Têtes des métatarsiens ➡️ Gros orteil.


Il est important d’être acteur de sa guérison

Pour cela, vous pouvez aussi mettre en place des exercices de proprioception:

  • Conscience du déroulé du pas.

  • Travail d’équilibre (exercice sur une jambe, plateau de Freeman…).

Après 3 jours de repos complet et une semaine d’auto-rééducation, la douleur aura diminué voire disparu.

LA PSYCHOMOTRICITÉ ET L'OSTÉOPATHIE: UN COMBO GAGNANT?

La psychomotricité est une approche globale de la personne, elle part du principe qu'on ne peut pas dissocier "corps" et "psyche". Les manifestations corporelles d'une personne sont influencées par sa vie psychique, émotionnelle et inversement.  



Le psychomotricien intervient donc sur les fonctions motrices mais également mentales et/ou affectives perturbées, à partir d'un travail corporel. L'objectif du professionnel est de réduire les troubles moteurs du patient mais également de l'aider à retrouver une relation harmonieuse avec son corps et son environnement. 

Par exemple, une personne angoissée présentera souvent une attitude corporelle typique: le dos arrondi, la tête baissée, les épaules en avant...

Il est donc intéressant de travailler à la fois sur l'aspect "mécanique" (ostéopathie) ainsi que sur la sphère psychique/émotionnelle (psychomotricité).

Les tensions en moins, une bonne posture et la confiance en soi retrouvée !

L'ostéopathie et la psychomotricité peuvent être complémentaires dans de nombreux autres cas :

  • Développement psychomoteur du nourrisson

  • Performances sportives

  • Prévention des chutes chez la personne âgée

  • Suivi de grossesse et post-partum

NÉVRALGIE CERVICO-BRACHIALE

On pourrait la comparer à une « sciatique du bras », comme certains patients peuvent la décrire.


Et en effet, on y trouve des similitudes:


Comme dans la région lombaire, nous pouvons rencontrer différents types de conflits:


  • L’arthrose

  • La hernie discale

  • Choc (traumatisme, chute…)

  • Des mauvaises postures prolongées


La NCB résulte, dans 80% des cas, d’une irritation de la racine d’un nerf du rachis cervical.


La douleur est très souvent lancinante avec des fourmillements, des engourdissements

Certains décriront des douleurs à type de « décharges électriques » qui irradient du cou jusqu’au bout des doigts, ce qui correspond au trajet du nerf en souffrance.


L’ostéopathe se servira notamment de ces signes cliniques afin d’établir le diagnostic « ostéopathique » de la NCB.


En fonction du trajet de la douleur, il sera en capacité de cibler l’étage cervical où se trouve potentiellement le conflit. 


Une imagerie médicale réalisée au préalable, permettra de confirmer le diagnostic et surtout  de connaître l’étiologie de la douleur que présente le patient.


Nous aurons ainsi une vue d’ensemble et nous vous proposerons une prise en charge adaptée.


La méthode Niromathé permet de libérer les tensions à l’origine du conflit et ce, sans manipulations. 


Pour cela nous travaillerons à même la peau, en mettant en place des paramètres de corrections précis sur différentes zones du corps, en relation avec vos douleurs. 


En trois étapes:


  • Rééquilibrage des tensions / blocages qui viennent contraindre le nerf en question (muscles, ligaments, membranes, organes de la loge viscérale du cou…),


  • Ouverture des espaces intervertébraux,


  • Rétablissement de la mobilité du rachis cervical.


L’ostéopathie, dans la prise en charge de la NCB pourrait permettre de faire disparaître totalement les douleurs, mais aussi de limiter les récidives et d’éviter ainsi tout risque de chronicité de la pathologie.

PRÉVENIR LA PLAGIOCÉPHALIE OU « TÊTE PLATE » 

  1. Evaluation de l’asymétrie: Observez la tête de votre enfant à partir du dessus (c’est le point de vue le plus efficace pour déceler une asymétrie). Au besoin, consultez dès que possible (les chances de corrections diminuent avec l’âge).

2.  Dodos sur le dos: en cas d’asymétrie, positionnez souvent la tête de votre enfant sur la région arrondie.


3. Lorsqu’il ne dort pas (ÉVEILLÉ ET SOUS SUPERVISION)


  • Position sur le ventre: avec l’accord de votre médecin, dès que le cordon ombilical est tombé et cicatrisé, installez votre bébé sur le ventre plusieurs fois par jours, de quelques secondes jusqu’à 3 périodes de 10 à 15 minutes par jour. Selon sa tolérance et sans pleurs. Alternez les variantes (coussin d’allaitement, rouleau de serviette sous le thorax…).

EXEMPLE: Placez votre bébé sur le ventre avant et après les changements de couche.


  • Positionnement: entre 0 et 3 mois, positionnez souvent votre enfant à 45° sur le côté où le crâne est arrondi. Placez un rouleau derrière son épaule (jusqu’au bassin) du côté de l’aplatissement de son crâne.


4. Repas: Dans vos bras, ajoutez une surface moelleuse (couverture) entre la tête du nourrisson et votre bras. Pour l’usage du biberon, pensez à alterner les positions.


5. Transport dans les bras: Variez les positions de votre enfant (dos contre soi, sac ventral, incliné sur le côté…), favorisez les positions qui vont à l’opposé de ses préférences.


6. Assis: Limitez l’usage du siège auto pour la voiture uniquement. Alignez tête - tronc - bassin en stabilisant l’enfant avec des rouleaux de serviettes de chaque côté, sans interférer avec les attaches du siège. D’un point de vue psychomoteur, évitez de mettre l’enfant assis en général AVANT qu’il ne soit capable de le faire lui-même.


7. Rotation de la tête: Stimulez votre enfant pour l’encourager à augmenter la rotation de son cou du côté où le mouvement est le plus limité (3x10 sec à chaque changement de couche), il est ANORMAL qu’il présente une restriction de mobilité ou un inconfort en bougeant son cou.


8. Stimulation: Stimulez l’utilisation de ses bras et de ses jambes de façon SYMÉTRIQUE (s’il préfère tourner la tête d’un côté, il verra et utilisera davantage celui-ci).


9. Activités: Variez les positions de jeu (à plat ventre, couché sur le côté) pour diminuer le temps passé sur le dos lorsqu’il est ÉVEILLÉ ET SOUS SUPERVISION.


10. Debout: En général, évitez les accessoires de type (youpala, jolie jumper, soucoupe d’éveil…), préférez un tapis d’éveil, dans un parc.


Votre professionnel de la santé est responsable d’adapter ces conseils à la condition unique de votre enfant.


Sylvie LESSARD

LA NÉVRALGIE D'ARNOLD, QU'EST-CE-QUE C'EST?

Tout d’abord, le nerf d’Arnold (ou nerf grand occipital) prend racine au niveau de la deuxième cervicale (C2).

Comme toutes les névralgies (au même titre que la sciatique), c’est une compression de la racine nerveuse (causée par l'arthrose, une hernie discale ou encore une neuropathie).

Elle se caractérise par :

- Une douleur unilatérale en "casque", qui prend naissance au niveau de la base du crâne, remonte derrière l’oreille et irradie parfois jusqu’à l’oeil.

- La douleur est lancinante, irradiante, comme un courant électrique ou une brûlure.

- Elle peut être intermittente, voire permanente en fonction de l’atteinte.

- Souvent associée à des douleurs / tensions cervicales.

On la retrouve fréquemment chez les personnes travaillant sur un poste d’ordinateur ou un bureau (souvent mal adapté), qui va créer des tensions ainsi que des compensations au niveau du rachis cervical et thoracique.

La prise en charge ostéopathique est rapide et efficace dans le cas de la névralgie d’Arnold. Comme toujours, le plus tôt sera le mieux (dès l’apparition des premiers symptômes).

L’ostéopathe travaillera comme toujours dans la globalité et au cas-par-cas, de façon à réduire / éliminer la compression exercée sur le nerf en souffrance.

La méthode Niromathé permet la levée du spasme sans manipulation cervicale, simplement en s’adressant à la peau, en alliant confort et efficacité !

ÊTRE OSTÉOPATHE...?

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes pensent que nous devenons ostéopathe « sur le tas » ou en quelques séminaires ici-et-là répartis sur une année…


Je vous propose donc de revenir un petit peu sur le cursus d’un ostéopathe


Tout d’abord, pour obtenir le diplôme il faut effectuer 5 années d’études (voire 6), après l’obtention du baccalauréat.  


La formation continue en ostéopathie est dispensée par une école agréée par le Ministère de la Santé et enregistrée au RNCP de niveau 1. 


C’est donc une formation à temps plein, dispensée par des médecins ainsi que des ostéopathes, durant laquelle:


  • 5000 heures d’enseignement: théoriques (anatomie, rhumatologie, immunologie, traumatologie…) et pratiques  (crânien, structurel, viscéral, tissulaire).


  • De plus, pour obtenir le diplôme, l’étudiant devra valider minimum 80 patients en clinique (sous la supervision d’un ostéopathe diplômé ou d’un médecin)


  • La participation à de nombreux stages en hôpitaux ainsi qu’à des événements sportifs est obligatoire.


  • La rédaction d’un mémoire de fin d’étude ainsi qu’une soutenance sera aussi réalisée en fin de 5ème année.


Une fois ostéopathe, la formation n’est jamais terminée, il faut se former encore et au mieux, pour répondre aux attentes ainsi qu’aux besoins des patients.


Maintenant, vous savez ! 

FAISONS LE POINT SUR L'OSTÉOPATHIE VISCÉRALE !

Vous vous réveillez un matin et en vous relevant du lit, une douleur fulgurante vous scie les jambes. Impossible de vous relever : vous restez bloqué ! 

Vous vous empressez de joindre votre ostéopathe afin qu’il vous reçoive en urgence, mais une fois au cabinet, celui-ci s’empresse de triturer votre ventre alors qu’il vous semblait pourtant lui avoir bien expliqué que la douleur était localisée dans le bas du dos ! 

Pourtant, au bout de quelques minutes, la douleur diminue…surprenant, non ? 

Eh bien, c’est tout à fait logique ! 

Un exemple que j’aime prendre en cabinet pour illustrer mes propos, c’est tout simplement de saisir ma chemise au niveau du ventre: voyez-vous les plis que cela crée? 

- Ma main tire vers l’avant et plaque le tissu contre le bas de mon dos, 

- Tandis que les plis exercent des tensions plus haut, jusqu’à mes épaules et mon cou. 

- Et même plus bas ! Jusqu'à ce que ma chemise sorte même du pantalon.

Imaginez maintenant que ces plis soient à la surface de votre peau, et couche par couche: muscles, tendons, ligaments, fascias…vous arrivez sur l’organe en question. 

Vous comprenez alors qu’une simple congestion de ce viscère peut engendrer un blocage mécanique, plus haut et/ou plus bas que la localisation de votre douleur. 

Les organes viscéraux sont maintenus par des membranes, qui sont elles-mêmes, directement rattachées aux vertèbres.

De plus, de nombreux nerfs émergent des vertèbres et se dispersent à travers l’abdomen / thorax, ainsi que dans les membres inférieurs / supérieurs, afin d’innerver nos muscles et nos organes.

La libération du spasme en question, permettra donc aux articulations de retrouver leur mobilité, et aux organes viscéraux de fonctionner de nouveau correctement ! 

« Tout est en continuité dans le corps ! » 
Dr GUIMBERTEAU

LES EFFETS REBONDS

Vous êtes nombreux à me rapporter qu’après une séance d’ostéopathie, il vous arrive d’être fatigués voire épuisés et que des points douloureux apparaissent ici-et-là dans votre corps.


Puis, ce n’est seulement que le lendemain ou le surlendemain que les bienfaits se font ressentir.


Et si je vous disais qu’il n’y avait rien d’anormal à ça? Voir même que votre corps est tout simplement en train de réagir…et de la bonne façon !


En effet, on appelle cela :

« l’effet rebond ».


Celui-ci varie en fonction des patients, de leurs antécédents ainsi que de leur état général du moment. 


Pour certains patients, ils peuvent durer de quelques heures à une dizaine de jours (et parfois même apparaitre pendant la consultation !), tandis que d’autres n’auront jamais d’effets rebonds ! 


Mais alors, comment cela s’explique? 

L’ostéopathie s’intéresse au corps dans sa globalité et s’appuie sur le principe d’autorégulation de celui-ci.


Pour cela, le thérapeute intervient sur les différents systèmes du corps: nerveux, hormonal, circulatoire, viscéral, fascial, ostéo-articulaire…


Ainsi, il va permettre au corps de « relancer » ces systèmes, mais cela n’est pas anodin : 


- Votre corps va créer des modifications / remaniements de la superficie à la profondeur afin de se libérer de ses tensions (parfois très anciennes), ainsi que de potentielles inflammations.

- Il devra ensuite trouver un tout nouvel équilibre puis s’adapter à celui-ci.

Et comme vous pouvez vous en douter, tout cela nécessite beaucoup d’énergie ! 

Il est donc tout à fait normal de ressentir différents symptômes:

- Fatigue
- Douleurs diffuses 
- Paresthésies (engourdissements/ fourmillements)
- Maux de têtes 


Dans la majorité des cas, trois jours suffisent pour que le corps traite les informations que le thérapeute lui a apporté et qu'il se rééquilibre.


C’est à ce moment là que vous pourrez apprécier les bienfaits de votre consultation ! 


Cependant, il existe des astuces pour limiter ces effets indésirables (mais bénéfiques) et surtout pour optimiser les résultats de la séance: 

- Reposez-vous (évitez les efforts physiques importants),
- Hydratez-vous régulièrement,
- Mangez équilibré (évitez les excès),
- Prenez conscience de votre posture et réajustez-la au besoin.


Et si votre corps n’essayait pas tout simplement de vous dire de vous reposer quelques jours afin de mieux repartir? 


Le corps humain est une merveille de la nature, prenez le temps de l’écouter de temps en temps et surtout, faites-lui confiance !

LES MESURES ANTHROPOMÉTRIQUES

Ne prenez pas peur en lisant ce terme scientifique, il ne s’agit que des mesures effectuées sur le crâne de votre bébé!

Elles sont indolores, très rapides à prélever et permettent l’évaluation d’une déformation crânienne, ainsi que sa classification :

- Type de déformation (plagiocéphalie occipitale, plagiocéphalie front-occipitale, brachycéphalie, dolichocéphalie ou encore plagiocéphalie / brachycéphalie combinée)

- Grade de sévérité (normale, modérée, sévère)

- Diagnostic d’exclusion : sténose ? (Sutures crâniennes soudées)

Pour cela, j’utiliserai :

- Un ruban à mesurer pédiatrique (pour prélever le périmètre crânien de votre bébé),

- Un crâniomètre (pour prendre les mesures diagonales, de largeur et de profondeur du crâne),

- Un appareil photo (afin de d’observer la bonne évolution),

- Des échelles d’évaluation : CVAI, CHOA scale (%), Index céphalique (%) (qui permettront de vous positionner et d’objectiver la déformation, puis la progression. D’autre part, avec ces mesures, vous parlerez le même langage que votre pédiatre et la prise en charge n’en sera que meilleure).

Vous l’aurez compris, mon unique conseil sera :

De ne pas attendre de vous rendre chez votre ostéopathe formé en pédiatrie si votre enfant présente un torticolis congénital et/ou une déformation crânienne.

Les mesures seront prises, puis reportées sur les différentes échelles d’évaluation afin d’estimer si votre enfant nécessite une réelle prise en charge ostéopathique.

Si votre maternité propose des soins ostéopathiques, votre bébé sera rapidement pris en charge.

Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à prendre rendez-vous dès la sortie de la maternité.

Gardez à l’esprit qu’à partir du 5ème mois, la marge de manoeuvre diminue grandement pour la prise en charge des déformations crâniennes, car les sutures se referment peu à peu.

Avant toute chose, la prévention est notre alliée !

DIFFICULTÉS À L'ALLAITEMENT

Sensibilisé à l’allaitement en tant qu’ostéopathe, je pourrai répondre à vos questionnements et vous proposer des solutions pour que ce moment vous soit le plus agréable et naturel possible. J’interviendrai toujours en complément du médecin-pédiatre, de la sage-femme ainsi que de la conseillère en lactation.

À toutes les mamans : vous et vous seule êtes la mieux placée pour savoir comment vous voulez nourrir votre bébé. Aucun jugement ne sera posé et l’accompagnement que je vous propose se fera toujours dans le respect, uniquement avec votre consentement éclairé.

J’aimerai vous parler des difficultés que peut rencontrer la dyade mère-enfant lors de l’allaitement.

La mère :

- Douleurs ressenties : un allaitement bien mené ne doit pas être douloureux.

- Formation de crevasses ou engorgement : des conseils appropriés de positionnements peuvent vous être conseillés pour les éviter.

- Production de lait « insuffisante » : une idée reçue que l’on entend souvent, cependant c’est très rare qu’une mère ne produise pas assez de lait. On retrouve souvent ici, un problème de mise au sein. La lactation doit être stimulée.

- « Echec de l’allaitement » : souvent pour de mauvaises raisons. On veut aller trop vite, on est pressée, on veut réussir, pour soi, pour bébé, pour les autres, parce qu’on est une femme et qu’une femme doit forcément allaiter…gardez à l’esprit que ce n’est pas une course et que votre système est très sensible pendant la grossesse, ainsi qu’après. De nombreux facteurs rentrent en jeu, mais faites vous confiance, vous en êtes capables.

L’enfant :

- Frein de langue / lèvre rendant difficile le mouvement de langue, important dans la prise au sein et le succion.

- Bébé peut avoir du mal à ouvrir la bouche.

- Rotation préférentielle ou manque de mobilité cervicale, souvent des bébés qui prennent un sein mieux que l’autre.

- Réflexe d’éjection fort de la maman, le bébé peut avoir du mal à trouver une position confortable.

- Tension de la loge du cou, palais étroit, bébé qui ne sort pas assez la langue…

L’Ostéopathie dans tout ça ?

L’unique objectif de l’ostéopathe va être d’optimiser le positionnement, la prise au sein et la succion.

Différentes étapes qui vont recruter:

- La zone cervico-thoracique,

- Cervicale supérieure,

- Le crâne,

- La mandibule,

- Le palais,

- Le plancher mentonnier et la loge du cou…

Pour se faire, nous utilisons uniquement des mobilisations douces, qui peuvent très facilement se réaliser lors d’une tétée (au sein ou non). J’accorde de l’importance au travail d’équipe, centré avant tout sur la mère et l’enfant.

La mère peut tout à fait ressentir aussi des inconforts lors de l’allaitement, notamment du fait de la sollicitation importante du rachis dorsal et cervical. L’absence de stress et de douleur favorise la lactation, nous pouvons donc tout à fait vous apporter des solutions, toujours en douceur et à votre écoute.

Bon allaitement à toutes !

Juliette Herzhaft-Le Roy, Marianne Xhignesse, Isabelle Gaboury. Efficacy of an Osteopathic Treatment Coupled With Lactation Consultations for Infants’ Biomechanical Sucking Difficulties: A Randomized Controlled Trial. Journal of Human Lactation 2017, Vol. 33(1) 165–172.

TOUT TOUT TOUT, VOUS SAUREZ TOUT SUR LES FREINS RESTRICTIFS !

Nous avons tous des freins intra buccaux au niveau :


  • Des lèvres : supérieur et inférieur 

  • Des joues 

  • Et de la langue : partie inférieure 


Ces freins sont en fait des reliquats de fascias qui permettent la mobilité de la langue durant la déglutition et favorisent le bon développement des os de la face, du palais ainsi que des muscles de la bouche et de la loge viscérale du cou.


Il arrive que ces freins soient trop courts et qu’ils impactent alors la fonction de la langue. 

—> On parle alors de freins restrictifs


  • On note une prévalence chez les garçons,

  • Et surtout un facteur génétique et épigénétique ( histoire familiale, facteurs contextuels, de moins en moins de femmes qui allaitent, changement de la morphologie de la mâchoire…)


Tout d’abord, une langue qui fonctionne bien, c’est quoi ? 


Eh bien, c’est une langue qui va pouvoir :


  • Aller sur les côtés

  • Se placer en forme de coupe

  • Toucher le palais,

  • Qui effectue un mouvement de vague (notamment lors de la succion…)

  • Qui a une bonne élasticité

  • Et qui présente un étalement de sa partie antérieure (pas en forme de coeur…)


De nombreux symptômes peuvent nous indiquer un frein restrictif, mais ceux-ci sont peu fiables et nécessitent toujours un diagnostic différentiel (pédiatre, ORL, dentiste…) : 


  • Diminution de la lactation chez la mère,

  • Douleur à la mise au sein,

  • Crevasses, engorgement, canal obstrué, 

  • Vasospasme (bébé qui pince le sein)

  • La prise de poids diminue,

  • Le bébé a souvent le hoquet, 

  • Mauvais sommeil, pleurs fréquents,

  • Mycose buccale, 

  • Reflux, coliques,

  • N’aime pas le Maxi-Cosi

  • Ne prends pas le biberon, 

  • Claque sa langue,

  • Présente un torticolis 

  • Une petite ouverture de bouche, 

  • Une respiration bruyante…


Des symptômes tardifs peuvent aussi être observer dans le cas d’un frein restrictif qui n’a pas été traité (les enfants grandissent et compensent leur manque de mobilité linguale) :


  • Migraines,

  • Malposition dentaire, 

  • Problème articulaire, 

  • Refus de l’alimentation solide, 

  • Aversion orale,

  • Douleur dans le dos, la nuque,

  • Mauvais sommeil, 

  • Otite moyenne aigüe,

  • Bruxisme, 

  • Allergies,

  • Amygdales hypertrophiées,

  • Réflexes nauséeux très présents.


Que faire dans les cas d’un frein restrictifs ? 


La frénectomie est souvent proposée, et elle est nécessaire. Cependant, gardez à l’esprit qu’elle n’est que la partie visible de l’iceberg. Pour qu’une frénectomie soit efficace, il faut préparer votre enfant avant et l’accompagner après, pour que la langue retrouve toutes ses fonctions rapidement. 


Orientez-vous vers votre pédiatre, votre ORL ou votre dentiste. C’est lui qui s’occupera d’effectuer la frénectomie aux ciseaux ou au laser (aucune différence). C’est un acte rapide, qui occasionnera une gêne légère les quelques jours suivant l’acte, mais qui sera réellement bénéfique :


  • Au bon développement crâniofacial de votre enfant, 

  • Au bon fonctionnement de son appareil buccal,

  • Et vous pourrez reprendre très certainement votre allaitement, en toute sérénité.


Qu’est ce l’ostéopathie peut apporter ? 


L’ostéopathe interviendra toujours en complémentarité, avant et après la frénectomie.


Avant, 

  • Pour préparer bébé à l’acte (relâcher les tensions intra buccales et du plancher mentonnier),

  • Lever les possibles compensations que bébé a mis en place (crâne, cervicales, thorax…)


Par la suite,


  • Stimuler la langue, 

  • Proposer des exercices de rééducation, 

  • Accompagner l’adaptation à cette nouvelle langue,

  • Optimiser sa fonctionnalité,

  • Reprendre le travail du crâne dans le cas d’une plagiocéphalie,

  • Accompagner la remise au sein…

Morgan Jacquier-Nortes 
Ostéopathe D.O
Spécialisé en Pédiatrie et Périnatalité

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